• École des Nouvelles Images

PORTRAIT D'ALUMNI - Nicolas Ferracci

Sculpteur 3D / Lyon

Après plusieurs expériences professionnelles, il vit aujourd'hui de sa passion. Il travaille actuellement en tant que sculpteur 3D de figurines.


Bonjour Nicolas ! Peux-tu nous en apprendre un peu plus sur ton parcours académique ? Plutôt bon élève ou dernier rang ?


J’ai eu un parcours un peu particulier, car j’ai grandi à l’étranger et j’y ai fait ma scolarité jusqu’au lycée. J’étais à fond dans les sciences alors j’ai choisi un baccalauréat général scientifique que j’ai obtenu mais je n’étais pas loin du dernier de la classe...


Une fois le bac en poche, j’ai décidé de m’orienter vers l’art, mais je n’étais pas encore sûr de où et de ce que je voulais faire. J’ai donc commencé par une MANAA (Mise à Niveau Arts Appliqués) sur Lyon. Ça ne s’est pas très bien passé et je n’y suis resté qu’un an.


J’ai donc intégré ensuite une école de graphisme qui proposait un cours de 3D auquel j’ai pu participer. J’ai bien accroché avec cette matière et lors d’un de ces cours, une amie à moi m’a parlé d’un concours pour intégrer l’école Mopa à Arles. J’ai réussi ce concours et j’ai donc rejoint cette école en première année.


Lorsqu’on était en 4e année, il y a eu du mouvement dans notre école à Arles et des parents d'élèves ont décidé de fonder l’École des Nouvelles Images à Avignon. Avec notre équipe de travail, nous avons décidé de rejoindre cette nouvelle école pour notre 5e année.


C’était une chouette année car on avait des vraies interactions avec les professeurs, ils étaient comme des collègues de travail. Ils nous ont aidés à garder en tête qu’il faut faire des choses simples quand on élabore un scénario, surtout dans les court métrages.


Comment es-tu devenu sculpteur et modeleur de figurine ?


Après être sorti de l’école en 2019, j’ai cherché du boulot. Je ne voulais pas quitter la France et j’ai d’ailleurs refusé quelques offres à l’étranger. J’ai cherché pendant 1 an environ, j'étais bien accompagné.


Un jour, j’ai postulé à une offre et c’est le studio SUPAMONKS (que j’adore) qui m’a proposé de bosser avec eux sur des projets à Paris. C’était mon premier job et j’ai pu découvrir le monde professionnel de la 3D. C’est avec eux que j’ai principalement travaillé et évolué dans mon poste mais ça m’est arrivé de bosser pour d’autres studios. J’étais modeleur 3D et j’ai aussi eu l'occasion de gérer une équipe et de les aiguiller dans leurs tâches.


En plus, j’ai travaillé sur un projet avec Fix Studio pendant un mois et demi, toujours sur Paris. C’était intéressant car on développait des nouvelles façons de travailler, j’ai rencontré des gens très ouverts et on nous laissait beaucoup de liberté.


Enfin, j’ai bossé avec les équipes de Tu Nous Za Pas Vus à Arles pendant trois mois sur le début d’une série. On a travaillé sur le décor, les personnages...


Tu travailles sur quel type de projet et avec quel type de personne en ce moment ?


Lorsque je travaillais encore avec SUPAMONKS, je me suis rendu à Cannes avec des amis pour aller au Salon du jeu de société et jeu de rôle. J’ai rencontré une compagnie de jeux de sociétés qui m'a parlé d’un poste de sculpture de figurine. À cause de la crise sanitaire, j’ai commencé cette mission, il y a seulement un mois. Je fais donc des sculptures pour des figurines qui sont à imprimer en 3D et qui se retrouveront sur un plateau de jeu.


Le projet devrait voir le jour d’ici quatre mois.

Si vous voulez découvrir le travail de Nicolas, voici quelques-uns de ces projets :

Et plus tard, on fait quoi ?

Avec mon projet actuel je m’éloigne temporairement de la réalisation de film. Je pense que je ne m'éloignerai pas trop longtemps. J’aime l’idée de raconter des histoires.


Que ce soit en projet pro ou perso, je reviendrai vers la réalisation. J’aurai toujours un pied dans l’animation 3D, c’est sûr et certain.


Un conseil à donner aux étudiants de l’Ecole des Nouvelles Images ?


Je pourrais dire aux étudiants de toujours rester curieux et d’être le plus ouvert d’esprit possible.

Dans le secteur de l’animation 3D, surtout ne vous découragez pas. On peut avoir l’impression de perdre la passion, mais ça revient toujours. Il suffit d’un peu lever le pied pour éviter le burn-out. Restez plein de bonnes volontés !


Et surtout, n'oubliez pas que vous êtes là pour vous éclater ! On fait le plus beau métier du monde... donc profitez à fond ! 😉

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